Depuis 2019, un arrêté gouvernemental a porté les droits d’inscription à l’université à 2 770 euros en licence et 3 770 euros en master pour les étudiants étrangers hors UE et CEE. Les conséquences pour les étudiants étrangers : des frais exorbitants, des complexités administratives qui s’empilent, la précarité financière. 92% des étudiants ont des difficultés financières, et elles se cumulent avec d’autres facteurs (précarité administrative, discriminations) pour les étrangers.
La présence des étudiants étrangers enrichit notre pays, son réseau diplomatique, son influence culturelle.
Elle contribue au renforcement des liens avec les entreprises et les institutions françaises à l’étranger : des retombées économiques et culturelles de long terme.
Elle est aussi un investissement économique : elle apporte 1,35 milliards d’euros par an à l’économie française !
D’ailleurs, la plupart des universités choisissent d’exonérer certains étudiants de ces frais d’inscription, pour correspondre à leur stratégie d’accueil et à leurs intérêts académiques..
Le Gouvernement a annoncé en avril vouloir limiter le droit des universités à exonérer les étudiants étrangers de leurs frais d’inscription, tout en prétendant que la généralisation de ces frais permettrait de compenser le déficit de financement des universités.
Les universités elles-mêmes s’opposent à cette mesure. Imposer des frais exorbitants aux étudiants étrangers ne résoudra pas le sous-financement chronique des universités par l’État. Cela risque simplement de dissuader les étudiants étrangers de venir étudier en France.
Parce que les éléments de langage du RN ne doivent pas influencer la politique et l’esprit d’accueil des universités françaises. Parce que les échanges sont une richesse pour notre pays. Parce que le gouvernement prend le problème dans le mauvais sens en coupant toujours plus les financements des universités asphyxiées…
J’ai déposé une proposition de résolution pour que l’Assemblée nationale demande au Gouvernement la suppression de cette mesure tarifaire.